www.meteoritepallasite.com

  météorites passion


 

 

 

 


      

  FAQ pallasites et météorites


Voici une liste de questions concernant les pallasites et les météorites en général, abordant des thémes pratiques comme l'achat, la conservation, l'entretien ... .
 

Si toutefois vous ne trouviez pas les réponses vous concernant dans ces thèmes vous pouvez me contacter afin d'enrichir cette FAQ.

 

 

Je souhaite acheter une première météorite, quelle météorite acheter et quels critères dois-je prendre en compte ?

Un certificat est fournit par le vendeur qu'est ce que c'est ?


Pourquoi certains vendeurs affichent un logo IMCA "authenticity guaranteed" ?

J'entends parler de pallasites stables et de pallasites non stables ou moins stables, qu'est ce que ca veut dire ?

Comment conserver ma pallasite ?

Quand et comment nettoyer ma pallasite ?

Ma pallasite s'oxyde ou à un point qui ressemble à de la rouille, que dois-je faire ?


Ma pallasite continue de s'oxyder malgré toutes mes précautions ?

 


 
Je souhaite acheter une première météorite, quelle météorite acheter et quels critères dois-je prendre en compte ?



Les météorites ont à mes yeux un attrait fascinant et un côté mystérieux. Dotée d'une grande beauté suivant les critères que chacuns voudront leur accorder, de la
spectaculaire pallasite véritable " vitrail de l'espace " à la chondrite arborant une magnifique croûte de fusion témoignant de son intense traversée dans l'athmosphère, le choix d'une météorite est assez personnel.

Je conseil néanmoins de se cantonner lors des premiers achats à des météorites "classiques" provenant de chutes conséquentes, moins rares et dont la vente est courante. Ces météorites facilement identifiables de visu même pour un débutant sont accessibles à tous les budgets. Moins coûteuse à l'achat vous pourrez ainsi soit en acquérir un plus grand nombre afin de vous familiariser plus rapidement avec celle ci et orienter votre collection ou obtenir des spécimens plus importants en poids et donc plus plaisants. 
Mais avant tout choisissez une météorite qui vous plaise et même si elle provient d'une chute importante, votre spécimen n'en demeurera pas moins unique. Vous serrerez dans votre main un morceau de matière et d'espace ayant subit moultes périples et collisions ou inversersement demeurée intacte depuis la naissance de notre système solaire composé alors de gaz et de poussières.


Ne vous précipitez pas pour acheter une météorite il y aura toujours du choix. Documentez vous bien sur le sujet et par la suite sur le type de météorite que vous souhaitez acquérir : caractéristiques, prix, spécificités particulières: entretien ou conservation ... 

Pour comparer les prix entre les même météorites et plusieurs vendeurs, comparez toujours en convertissant le prix au gramme. Une Sikhote Alin de 75 grammes vendue 200 euros par exemple donne un prix de 2€66 le gramme. Cela vous donnera l'avantage de comparer plus facilement les prix et d'établir un prix moyen au gramme qui vous servira de référence.

Le prix des météorites
varie cependant aussi énormément en fonction de plusieurs critères. L'état de conservation, une forme sculptée ou originale, la présence de regmaglyptes ou d'une croûte de fusion fraîche, des caractéristiques d'orientation, l'abondance d'olivines,  la transparence et couleurs particulières des olivines pour les pallasites, oxydation, stabilité ou pas, chondrite entière ou fragment, de même qu'une tranche entière ou partielle ... voilà autant de paramètre succeptibles de faire varier le prix.
A ces critères naturels s'ajoute parfois le travail de préparation esthétique ou de conservation de la météorite tel que la régularité de la coupe pour les tranches, le polissage, 
le vernissage ou le traitement supplémentaire à l'acide pour la révélation des figures de widmanstätten par exemple.


Quelques exemples de météorites pour débuter :


Sidérites: 

Campo Del cielo et Sikhote Alin (multitude de spécimens de toute taille encore bien conservés et entiers avec regmaglyptes, lignes de fuites et parfois orientées). Le hasard faisant les choses, les météorites orientées sidérite ou chondrite ne représentent qu'un faible pourcentage de spécimens et ont un prix beaucoup plus élévé. 

Magnifique exemplaire de Sikhote-Alin. Beaux regmaglyptes bien formés et saillants qui recouvrent tout le spécimen, la forme est "sculptée" et originale - Les regmaglyptes témoignent d'un long vol lors de la chute. Photo Casper meteorite hunter

Les regmaglyptes sont une des caractéristiques dans la reconnaissance des météorites et résultent de l'effet de chaleur et de pression exercé par le rapport frottement/ résistance , vitesse/ pénétration dans l'air lors de la traversée de l'atmosphère . Certaines matiéres ferreuses moins denses fondent et s'échappent sous forme de matière ou de gaz. Ces regmaglyptes ressemblent à des creux appliqués avec le doigt comme dans de la pâte à modeler,  le nom anglais est "thumprints" littéralement traduit par empreinte de pouces. Ce phénomène est aussi appelé ablation. Les regmaglyptes nous apprennent beaucoups d'élément sur la chute. La taille des regmaplyptes est proportionnelle à la taille du spécimen et est plus marqué sur les météorites ferreuses que les chondrites pierreuses. Certains morceaux suivant l'ablation subissent un vol plus ou moins long dans l'atmosphère arborant alors des regmaglyptes plus ou moins saillants. De même des éclatements de spécimens se produisent lors de l'ablation ou à l'impacte pouvant annihiler ainsi les stigmates de type regmaglyptes.

Sikhote-Alin orientée, bouclier avant avec lignes de fuites correspondant au flux d'écoulement de matière, le contour du bouclier forme une sorte de lèvre. La forme rappelle celle d'une balle témoignant d'une trajectoire de chute rectiligne - Photo http://tektites.co.uk/

Plus rare on distingue aussi "les orientées" qui subissent un vol quasi stable et rectiligne, restant dans une position identique tout le temps de leur chute et sur lesquelles on ne distingue pas de regmaglyptes mais des petites lignes de fuites de matières, flux formant lui même une lèvre de repli tel un bourrelet jusqu'à une forme quasiment lisse comme une balle amorçant une chute tel un missile.
Même si les météorites orientées subissent toutes une trajectoire quasi stable, elles présentent tout de même des caractéristiques physiques différents suivant les cas. 



Pallasites:

Il existe environ une dizaine de pallasites (type PAL) courantes dont le prix à ce jour peut varier d'un peu plus de 2 euros à 30 euros le gramme!
Parmis les plus connues figure : Esquel, Fukang, Jepara, Springwater, Imilac ... Plus abordable on peut citer:
Admire (bon rapport qualité prix), Seymchan (1er prix dans la gamme des pallasites à réputation stable, valeur sûre mais plus chère), Brenham (pallasite de réputation moins stable très abordable en prix) ou Brahin. 

En ce qui concerne les pallasites il est important de signaler qu'il existe de très grandes variations de stabilité d'un spécimen à l'autre parmis les individus appartenant à une même chute surtout ancienne. Cela concerne aussi bien les pallasites moins stables que (moindrement) les pallasites reconnues comme stables.

Bloc de pallasite Admire, i
ci le côté extérieur sorte de croûte d'oxydation avec des olivines ressortant à la surface.

Les pallasites sont vendues essentiellement en tranche et ont l'avantage d'être facilement identifiable pour un novice. La constitution particulière des pallasites n'a rien de commun avec  quelconque minerais terrestre existant sous forme naturelle: rien sur terre ne ressemble à une pallasite. On peut trouver des péridots dans des laves volcaniques mais pas du fer contenant des olivines.Le fer tel que nous le connaissons transformé n'existe pas sous cette forme à l'état naturel sur la surface de la terre. De plus quasiment tous les spécimens de pallasites PAL une fois polis laissent apparaître des traces de schreibersite ou de troilite ou chromite, parfois les 3 en même temps.( illustration en image).
 
De plus
avec un peu d'entraînement et d'observation de la forme et la disposition  des olivines on peut déterminer à quelle type de pallasite on a à faire. Les olivines représentent une véritable signature distincte commune à chaque individu d'une même chute. Ronde, ovoîde, carrée, angulaire, disposée en grumeau, fragmentée ou cristalline ... sont des critères distincts à chaque pallasite de même famille.


Chondrites:

NWA xxx non répertoriées (parfois de bonne affaire, on en trouve beaucoup en vente à des prix très faibles mais attention à l'érosion) ou NWA répertoriées type normal. Dans tous les cas préférer une chondrite entière avec croûte de fusion présente même partiellement.
Bassikounou par exemple est une belle chondrite classée H5, S2 W0, chuté en 2006, avec des spécimens quasiment complets arborant une crôute de fusion fraîche à un prix abordable.

En chondrite un peu spéciale on trouve le type CV3, dont la mythique et belle Allende facilement reconnaissable mais avec un prix au gramme plus élevé. Vendu plus souvent en petite tranche fine, une petite tranche de quelques grammes reste suffisante pour permettre d'admirer les chondres de type CAI dans les CV3. Une matrice de couleur bien grise et des CAI bien blancs sont signes de "fraîcheur".

En ce qui concerne la croûte de fusion: la croûte primaire est généralement noire ou grise et granuleuse. On parle aussi de croûte de fusion segondaire, ici la croûte est érodée mais l'érosion n'a pas atteint l'intérieur de la chondrite, il reste de la granulosité en surface, la croûte apparait en plaque irrégulière un peu striée comme peut l'être la peau.

Chondrite Bassikounou avec croûte de fusion- photo http://www.star-bits.com/

Acheter une météorite avec un certificat pour autant qu'il en soit fournit un ne vous prémunira pas de l'authenticité et nous verrons pourquoi, mais en général il y' a peu de risque avec ce genre de météorite, le plus gros désagrément lors de l'achat d'une "météorite classique" entre guillemet réside surtout dans la qualité de la météorite. 

Attention car apprécier la qualité d'un spécimen nécessite dèja de l'expérience.
Pour une météorite "commune" si vous constatez que le prix est anormalement plus cher ou moins cher que la moyenne des prix habituels, essayez de déterminer quel en est la cause sinon n'achetez pas.

Retour menu FAQ




Un certificat est fournit par le vendeur qu'est ce que c'est ?


Toutes les météorites ont des caractéristiques particulières universelles qui les différencient des roches terrestres.
Pour simplifier, une forte densité et la présence de fer (avec la réaction à l'aimant) et de nickel aussi bien dans les météorites pierreuses que bien entendu les sidérites et les mixtes sont des signes assez probants
. Des détails tels que la présence de regmaglyptes, lignes de fuites, croûte de fusion ... renforcent les certitudes. 
La reconnaissance de chondres dans les chondrites tranchées et polies et la révélation
des figures de widmanstätten à l'acide pour les sidérites et pallasites constituent une preuve formelle.

Les météorites faisant l'objet d'une expertise scientifique sont souvent des
nouvelles découvertes de spécimens provenant d'une nouvelle chute avérée avec témoins comme chelyabinsk par exemple. Mais aussi sans témoin direct de chute dans le cas de découverte d'une météorite isolée dont certains indices peuvent laisser penser qu'elle provient d'une chute non encore répertoriée. L'analyse permet donc dans un premier temps de définir le type et classe de la météorite et que celle ci soit officiellement répertoriée auprès de l' Encyclopédie des météorites IMCA.

Dans le cas d'une découverte postérieure ou isolée sans témoin de chute, les résultats de la composition de l'échantillon corrélés au lieu  géographique de découverte avec celui d'autres chutes déja avéréés permettent alors de déterminer si la provenance est apparentée ou non à une chute déja répertoriée.  
Sans témoin de chute il peut toujours subsister un doute suivant les cas surtout avec les multiples NWA souvent altérées et nombreuses
mais souvent un simple avis d'expert ou de collectionneur expérimenté est suffisant pour déterminer le type ou l'appartenance à une chute déja répertoriée rendant inutile la réalisation d'analyses plus poussées. 

Outre l'intérêt scientifique de l'étude des nouvelles météorites dans la compréhension de notre univers et l'attrait de la recherche qui en découle, l'expertise première permet d'authentifier
et de certifier le type de météorite, d'en définir la composition exacte afin de lui attribuer un classement suivant son type et d'attribuerun  nom officiel (nom correspondant souvent au lieu de chute ou lieu de découverte du premier échantillon). Et suivant l'intérêt du type de cette nouvelle météorite, des recherches scientifiques auront lieu.  
Les multiples autres spécimens de la même chute découverts ultérieurement par raprochement géographique et identifiable visuellement ne bénéficient généralement pas d'une analyse sauf dans les cas de météorites très rares ou de type anormal et donc de très grande valeur bien évidemment. 

Comme exemple récent la chute de Chelyabinsk en Russie. Etudiée et classée dans l'encyclopédie des météorites, les spécimens provenant de cette chute porte le nom officiel de chelyabinsk, type chondrite LL5. Tout les spécimens
pesant de quelques grammes à quelques dizaines de grammes découverts par des particuliers ou des chasseurs de météorites   ne feront pas l'objet d'une analyse bien entendu.  

Un chasseur de météorites ou un collectionneur particulier trouvant une météorite peut faire effectuer une analyse de son spécimen auprès d'un organisme compétent: universitaire, public ou privé  afin d'avoir un rapport de composition complet, authentifier ou identifier leur nouvelle trouvaille et peut être même classée si non répertoriée.

On peut donc obtenir un rapport d'analyse de sa météorite. Cela n'a rien à voir avec les certificats inclus lors d'un achat de météorites auprès de vendeurs pro ou collectionneurs par exemple.

Un certificat cela reste assez vague et c'est bien sa qui peut interloquer une personne non avertie. J'appelerai plutôt cela un certificat d'identification, il n'existe pas de certificat de garantie dans le sens règlementation officiel. Les certificats sont rédigés librement par le vendeur et les critères mentionnés dessus peuvent varier d'un certificat à l'autre,  il n'y a donc aucune règle. Mais bien souvent on retrouve sur le certificat le nom du vendeur et parfois ses coordonnées ou le nom de sa boutique ou site internet. Le certificat reprend généralement les caractéristiques officiel de la météorites avec systématiquement le poids de l'échantillon vendu:

Nom officiel de la météorite, le type de météorite, le lieux de chute, coordonnées gps de la chute, Tkw,  date de chute ou âge terrestre, poids du spécimen, parfois la taille et divers autres informations libres jugées utiles de préciser par le vendeur. Est aussi parfois précisé pour des chondrites une graduation croissante exprimant  l'importance des lignes de choc et l'altération terrestre du spécimen (échelle de0 à 6), exemple: S0 W1 (pas de ligne de choc, faible altération).
Un certficat peut être daté et signé ou non, là aussi cela dépend du vendeur.
Un certificat adopte aussi un  format libre, du format carte visite au  format A4 tout est possible, certains incluent même une photo de votre spécimen. Peu de vendeurs continuent d'éditer des certificats.

Un certificat n'a donc d'importance que par le nom de celui qui l'a édité et le fait de l'acheter directement chez le vendeur qui fournit le certificat, par exemple un vendeur professionnel sérieux jouissant d'une bonne réputation, mondialement connu ...Le certificat constitue alors dans ce cas simplement une aide pour la revente, car lorsque l'on collectionne, un jour ou l'autre il faut s'attendre à revendre certaines de ses acquisitions.

Hormis un certificat d'analyse rédigé par un chercheur ou diplomé membre d'une université ou organisme scientifique, un certificat reste un bout de papier qui n'a aucune valeur officielle et qui de plus peut être photocopié, qui peut être passé de mains en mains suivant les différent acheteurs  vendeurs ... .

Ci-dessous 3 exemples réels de certificats accompagnant des météorites vendues. Les noms, coordonnées ou signatures des vendeurs ont été volontairement masqués en rouge.


Certificat d'un vendeur pro membre de l'IMCA.
Format d'origine A4 avec photo du spécimen, à noter que les photos sont peu courantes sur les certificats.                                                                       

                                                                      .                   

                               










Certificat format d'origine 12x9 cm avec
signature manuscrite et date de vente. 

 


Certificat format d'origine plus courant carte de visite avec la aussi les caractéristiques du spécimen. 









Retour menu FAQ



Pourquoi certains vendeurs affichent un logo IMCA "authenticity guaranteed" ?


Si vous vous apprêtez à acheter votre première météorite peut être avez vous déja vu un logo IMCA trônant sur la page d'un vendeur Ebay ou sur un site privé.
Certains vendeurs sont membres de l'IMCA (International Meteorite Collectors Association) et bénéficient du logo officiel de l'association. Ce logo comporte un numéro d'identification unique personnel non cédable affichant le slogan
: "authenticity guaranteed". Pour être membre de l' IMCA (l'adhésion est reconduite à vie) il faut être parrainé par 2 personnes déja membres et s'acquitter d'une faible cotisation annuelle. 

En dehors des autres ressorts de L'IMCA que je n'évoquerai dans ce sujet, elle a pour objectif premier de renseigner du mieux possible
en assurant la diffusion de connaissances météoriques faisant référence mondialement. Mais aussi elle assure une sorte de surveillance assez floue de ces membres par l'auto bienveillance réciproque exercée par ses membres eux même au niveau de l'authenticité des ventes de météorites. Elle met aussi à disposition sur son site une page internet destinée à quiconque soupçonnant une fraude concernant une vente d'adresser une plainte sur un de ses membres.
Les vendeurs
membres IMCA (particuliers ou professionnels) suspectés de ventes frauduleuses risquent après études du cas et votes des membres de la direction, la radiation de l'IMCA ...  .Ce genre d'exclusion semble rare ... Par contre il faut savoir qu'au niveau de la qualité et du prix cela ne rentre pas dans les attributions de l' IMCA.

Je rappelle que l'IMCA incarne une association internationale de collectionneurs de
météorites et non un organisme officiel de contrôle ou d'état. Peuvent y adhérer en tant qu'association: des collectionneurs amateurs comme des vendeurs professionnels bénéficiant dès lors des mêmes attribution de logo.

Lors d'une vente les membres de l'IMCA ne fournissent pas un certificat spécifique qui soit différent de ce qui a été évoqué dans le chapitre précedent si ce n'est qu'ils y apposent souvent leur logo de membre, si tenté qu'ils fournissent un certificat (d'identification) par ailleurs inutile comme décrit précédement.

Le principe de l'IMCA est intéressant avec l'accès libre pour consulter le nom des membres par le biais du numéro personnel figurant sur chaque logo et mériterait je pense d'être plus développé notamment avec des formulaires de contact plus engageant pour les non membres souhaitant s'adresser à l'IMCA en cas de suspiçion par exemple, des comptes rendus plus transparent sur les éventuelles constations et la séparation des professionnels et des amateurs avec 2 logos différents distincts.

Logo des membres de l'IMCA avec un numéro personnel d'attibution, en haut à gauche on peut lire "Authenticity guaranteed"
(par souci de confidentialité le numéro personnel de ce membre a été volontairement masqué en rouge)


Retour menu FAQ



J'entends parler de pallasites stables et de pallasites non stables ou moins stables, qu'est ce que ca veut dire ?


Les pallasites qui sont composées majoritairement d'un alliage Fe-Ni et d'olivines ont séjournés des milliards d'années dans l'espace leur milieu naturel pour ainsi dire.
S'écrasant sur terre les météorites se retrouvent fort dépourvues ! Quasi immortelles dans l'espace leur séjour définitif sur Terre les rend vulnérables et périssables. 

Oxygène, chlore, eau et humidité présents massivement sur Terre forment un environnement très hostiles pour les météorites et constituent les principaux facteurs dégradant les météorites ferreuses ou mixtes comme les pallasites.

Notre milieu terrestre dégrade les pallasites et on ne peut quasiment pas y faire grand chose si ce n'est que de ralentir un lent processus de décomposition par une protection adéquate.

   

Pallasite en stade avancée de décomposition atteinte de lawrencite.
   photo crédit : Tucsonmeteorite.com 

Une fois coupée et en contact avec l'air la pallasite devient vulnérable. En cas d'exposition  à l'humidité ou traitement inapproprié ou accidentel,  la dégradation peut être alors fulgurante.

Ces altérations vont de  la simple apparition de points d'oxydations ou rouilles à la désintégration complète d'un spécimen alors souvent atteint de lawrencite. La lawrencite  est assimilé à une maladie des pallasites qui toucherai plus particulièrement les Brenham. Elle désigne une contamination interne importante de la matrice par le chlore. On ne peut arrêter ce processus que par des traitements assez contraignants à mettre en oeuvre pour le commun des collectionneurs comme l'electrolyte, on peut cependant ralentir ce processus par la protection. Contaminé la matrice rouille inexorablement en surface, en surface cela ne pose pas de problème à retirer en utilisant un anti oxydant ou en ponçant mais cela reviendra, ce qui est grave c'est qu'elle rouille de l'intérieur. 

Les olivines s'effritent et se désagrègent  petit à petit ou se délogent entière de la matrice laissant apparaitre de la rouille dans le creux abritant l'olivine. La matrice se fissure en même temps  par le fer, les parties de fer entrecoupée d'olivines manquantes ne sont plus liées aussi solidement. Brenham affichent des olivines agglutinées en grumeaux, la détérioration de ces olivines mélés en grappes provoquent encore plus de fissures dans la matrice qu'avec des olivines isolés. 

Sur Terre, même le fer terrestre non traité rouille rapidement au contact d'une humidité même faible, cependant certaines pallasites sont réputés plus stables que d'autres et moins exposée à l'oxydation ou la lawrencite. Seymchan  dans une gamme de prix moyenne bénéficie par exemple d'une très bonne réputation comparé à la Brenham.

L'âge terrestre et la nature du lieux de chute (eau ou terre, humidité ...) influent inexorablement sur l'état présent et futur de dégradation je pense. Ce qui est plus certain dans la stabilité d'une pallasite est la manière dont a été traité et conservé le spécimen avant d'arriver en votre possession. Les coupes sur les blocs s'effectue généralement à l'aide de scie à ruban ou scie circulaire diamantée voir
 de fil diamanté nécessitant une découpe lente et un refroidissement en conséquent avec de grosse quantité d'huile de coupe qu'il faut renouveler sans cesse et qui coûte chère. Certains préparateurs rognent sur les coups et utilisent des huiles de mauvaises qualité contenant des résidus eau et même on utilise des huiles alimentaires ( passées au tamis moléculaire afin d'en éliminer l'eau présente mais combien le fond avec sérieux?). Après la coupe vient le polissage qui est aussi source de contamination suivant les produits utilisés.
De mauvaises conditions de préparation peuvent contaminer sérieusement n'importe quel type de pallasite en engendrant des problèmes de stabilité malgrè une bonne conservation.

Pour en revenir à la pallasite Brenham, il est vrai qu'il est de plus en plus difficile de trouver des spécimens avec des olivines bien conservés, son âge terrestre d'environ  20.000 ans et son lieux de chute en milieux humides à la fin de la dernière ère glacière ne plaident pas en sa faveur. Même les nouveaux spécimens découverts il y a peu, une fois sortis de terre et découpés se retrouveront  au contact de l'air et commenceront leur processus de dégradation lent ou rapide, accéléré peut être par une contamination latente au chlore

Certains professionnels assurent un traitement du chlore et de protection à long terme pour tout type de pallasite, mais rien ne  prouve la durabilité de ces processus sur plusieurs années ni l'efficacité, surtout sur des spécimens non sujets à la lawrencite ou à l'oxydation rapide ou l'effet reste alors subjectif mais rassure surement.

Pallasites réputées stables ou non il ne faut pas aussi ignorer la disparité de sensibilité qu'il peut exister suivant les spécimens d'une même chute.
Parties différentes de la masse principale dues à l'ablation lors de la chute, découvertes espacées dans le temps, milieux terrestre d'enfouissement ou climatique différents suivant la chute décrivant une ellipse de plusieurs km provoquent des disparitées qualitatives.

Pour reprendre l'exemple de la Brenham qui est une pallasite mythique à mes yeux et une des rares météorites à posséder un cratère ou ont été découvert des spécimens en son sein, il existe des disparité de stabilité et on ne peut pas mettre toutes les Brenham dans le "même panier".

Retour menu FAQ



Comment conserver ma pallasite ?



Je n'ai pas la prétention de détenir de recette miracle chacun ayant ses propres techniques à raison. Je lis souvent des commentaires positifs qui préconisent de conserver sa pallasite dans une boite plastique hermétique avec des sachets de  billes auto régénérantes de silice qui absorbent l'humidité. Effectivement cela reste un bon procédé, pour ma part je préfère des petites boites cartonnées (le tout plastique pouvant engendrer de la condensation) ou en bois (meilleure isolant) avec sur le fond une couche de billes de silice surmontée d'une couche de perlon ou repose délicatement la pallasite. Les billes de silice régénérantes changent de couleurs si elles ont absorbé trop d'humidité et il suffit de les passer au four pour leur rendre leur efficacité. Même chargée d'humidité ces billes ne rendent jamais d'eau et heureusement d'ailleurs! Au pire elles n'assurent plus leur rôle d'absorption.  

Les vernis acryliques sont aussi utilisés pour protéger la météorite du contact de l'air et de l'humidité, cela peut être il est vrai un bon compromis suivant le cas de pallasite auquel vous êtes confronté. Si votre pallasite n'est pas vernie,  pour la stocker ou bien l'exposer hors boite en saison sèche, vous pouvez l'huiler de temps en temps avec une huile très fine qui crée un film microscopique isolant la surface de l'air et de l'humidité, attention: la pallasite apres huilage doit être sèche.

La conservation de ses pallasites varie suivant le type de pallasite, son état de stabilité et le climat auquel nous sommes confrontés, mais nécessite toujours une attention particulière par rapport aux autres météorites. Il n'existe pas de recettes miracle mais des pistes efficaces, la méthode de conservation des pallasites est avant tout une affaire personnelle tirée de sa propre expérience et de la manière dont on souhaite profiter de sa collection; c'est à dire exposée à la vue et manipulable pour son plaisir personnel ou surprotégée mais stockée



J'ai récemment découvert par hasard le papier VCI. L'emballage papier VCI procure les même bienfait que l'huile mais sans l'huile, par sécrétion de gaz  imperméabilisant libéré par des molécules contenues dans le papier et par la protection isolante du papier par les mêmes propriétés. Destiné à protéger de l'oxydation des pièces usinées en métal lors d'un stockage prolongé, les effets de certains papiers VCI peuvent durer jusqu'à 2 ou 3 ans ! Accessible en budget pour le particulier cela marche sur différent métaux mais avec certaines restrictions tout de même.
Je n'ai pas testé l'usage de ce papier mais peut être ce mode de protection peut-il s'avérer efficace pour la conservation d'une pallasite ou sidérite ?

   ↑ Photo:exemple usage de papier VCI /www.cenpac.fr

   

Retour menu FAQ


 
Quand et comment nettoyer ma pallasite ?

En construction ...


Ma pallasite s'oxyde ou à un point qui ressemble à de la rouille, que dois-je faire ?

 En construction ...


Ma pallasite continue de s'oxyder et se détériore malgré toutes mes précautions ?

Si votre pallasite est atteinte de lawrencite (ce qui est un cas extrême menant à la décomposition voir chapitre pallasite non stable plus haut ) et malgré tous les soins et traitements apportés vous contatez que la décomposition est inexorable et que la tranche se fracture franchement par endroits avec des éclatement d'olivines je vous conseille de provoquer la cassure à la main comme on casse un carré de chocolat en barre en mois fort (ca ne forcera pas si c'est à ce stade et on le sent) . Tordez légèrement les morcaux restant (ca vient tout seul...) jusqu'à ce que tous ce qui doit se détacher le soit. Votre tranche sera donc en plusieurs morceaux plus ou moins importants. Appuyer avec insistance avec un doigt sur les bords des morceaux restant car tout ce qui doit tomber doit être retiré et est pourri intérieurement de toute façon. Vous aurez beaucoups de débris et de poussières, d'olivines pourries et de fer rouillé, de minuscules morceaux dont vous pouvez vous débarasser .

Vous obtiendrez  au final 2 , 3 , 4 ou + ... de  morceaux et au moins 1/3 de perte en débris, mais ces morceaux de la tranche qui resteront seront solides.  Même en cas de lawrencite déclarée, des parties de la pallasites apparaissent plus saines en surface et c'est le seul moyen de les préserver sinon elles seront gangrenées de l'intérieur en quelques semaines et vous perdrez tout. Le tout est d'agir avant que toute la tranche soit entièrement détériorée et qu'elles se fracture en morceaux toute seule. On aurait tendance a vouloir préserver la tranche entière car on aime ses pallasites en se disant que ca va s'arrêter mais dans un cas de lawrencite on est dans le faux.
Il vaut mieux s'amputer tout de suite le pied que de perdre la jambe entière, c'est un peu le principe ici, on a donc retirer et jeter ce qui etait fortement gangrené.

Dans un premier temps vous n'aurez pas tout perdu car vous conserverez les plus gros et les plus sains morceaux solides restant de votre tranche. Maintenant vous pouvez envisager un traitement individuel et du moins obtenir une stabilisation du processus de détérioration chronique. La pallasite obtenue ne sera jamais un model de stabilité mais l'oxydation sera maîtrisée par un entretien périodique obligatoire. 

en construction


 


et que  des parties apparaissant plus saine sont gangrenés
 


 

Copyright (c)2013 www.meteoritepallasite.com